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Atelier Dakar: Cadrage du module sur l'Economie Verte à l'ENA

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Atelier Dakar: Cadrage du module sur l'Economie Verte à l'ENA

Planet
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Type:
Workshop
Location:
Dakar, Senegal
Date:
14 Mar 2019
Duration of event:
1 Days
Programme Area:
Environment, Environmental Governance and Law
Specific Target Audience:
No
Price:
No Fee
Event Focal Point Email:
Event Focal Point Contact Number:
 
Other Event Details:
French

Les pays ont repris le chemin de Rio vingt ans après le premier sommet de la terre, dans un contexte marqué par une dégradation avancée de l’environnement mondial (réchauffement climatique, érosion de la diversité biologique, processus avancé de désertification, etc.) ; et ce, en dépit des initiatives prises, en l’occurrence l’entrée en vigueur des différentes conventions internationales. En 2012, au moment de la tenue du Sommet de Rio+20, la plupart de ces préoccupations qui semblaient si lointaines, sont devenues une réalité cruelle, avec des incidences fortes sur le devenir des économies et des sociétés.

Les dernières décennies ont été effectivement marquées par l’avènement de plusieurs grandes crises mondiales liées au réchauffement climatique, à l’érosion de la biodiversité, au déficit énergétique et alimentaire, entre autres. Ces crises, dont les effets persistent encore, résultent d’un système économique dominant qui ne s’adosse pas sur les capacités réelles de la planète à fournir les ressources que l’on veut en tirer et qui génère donc des risques environnementaux et sociaux de plus en plus grands.

C’est dans ce contexte marqué par la nécessité d’un changement radical de paradigme, notamment au plan de l’idéologie économique, qu’est né le concept d’économie verte, définie par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), comme une économie « qui entraine une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressource ». L’économie verte ayant également pour vocation de contribuer de manière significative à la réduction de la pauvreté, l’épithète « inclusive » lui a été adjointe. En effet, l’économie verte inclusive (EVI) est faiblement émettrice de carbone, préserve la ressource et est socialement inclusive (PNUE, 2011).

Pour l’Afrique dont les richesses naturelles ne sont pas inépuisables, l’économie verte pourrait être une bonne opportunité pour accélérer la croissance économique en s’appuyant sur les ressources renouvelables et en ayant comme souci, de préserver celles qui ne le sont pas.  

Toutefois, bien que porteuse d’espoir, l’économie verte n’en suscite pas moins des craintes, dont celle de voir émerger de nouveaux freins et barrières au commerce international.

Le Sénégal, comme de nombreux autres pays africains, veut faire de cette EVI, une opportunité. A cette fin, il a initié des réflexions ayant débouché sur divers documents visant à encadrer sa mise en application. On peut citer entre autres : le rapport exploratoire sur l’économie verte (2013), l’Avis consultatif du Conseil Economique, Social et Environnemental sur la question (2016). Il a également mis en place une plateforme nationale sur l’économie verte et organisé, la même année, une première session de l’Académie sur l’EVI.

 

 

La politique nationale en matière d’économie verte transparait dans des documents de portée générale tels la Stratégie nationale de développement durable (SNDD), les communications nationales relatives au changement climatique, la Stratégie nationale de promotion des emplois verts (SNEV), le document d’orientation stratégique sur l’économie verte, la Contribution prévue, déterminée au Niveau national (CPDN) et la Stratégie nationale pour la croissance verte (en cours de finalisation) ; mais aussi dans les documents de politique sectorielle. La phase 2 du Plan Sénégal Emergent (PSE 2) en cours de finalisation, place l’EVI au cœur de sa démarche, ce qui lui vaut le qualificatif de PSE Vert par le Président de la République, parce que devant être le fer de lance à une véritable transition agro-écologique.

 

Le Sénégal est soutenu dans cette démarche par le Programme PAGE (Sigle anglais : Partnership for Action on Green Economy) qui réunit l’expertise de 5 agences des Nations-Unies (BIT, ONUDI, PNUD, UN Environnement et UNITAR), qui vise à soutenir les pays partenaires dans l’élaboration de stratégies nationales sur l'économie verte, pour développer des opportunités de création d’emplois verts, promouvoir des technologies propres, et réduire la pauvreté et les risques pour l'environnement.

 

PAGE continue de soutenir la transition du Sénégal vers une économie verte, notamment par le biais de trois résultats spécifiques : i) Le Sénégal a renforcé et intégré l'économie verte dans la planification économique et le développement national, suivant les ODD grâce à une collaboration multipartite ; ii) Le Sénégal a renforcé les capacités individuelles, institutionnelles et de planification pour promouvoir l'action en faveur d’une Economie Verte ; iii) Le Sénégal a mis en œuvre des réformes sectorielles et thématiques, suivant une approche axée sur les résultats, conformément aux priorités nationales en matière d’Economie Verte.

La présente démarche s’inscrit dans le cadre du résultat spécifique n°3. En effet, réussir cette transition, suppose que les politiques publiques intègrent de plus en plus la question de l’économie verte dans les documents stratégiques nationaux et les actions prioritaires. Ce qui appelle un renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la conception de ces documents. Or, il ressort qu’au niveau de l’administration, les niveaux d’éducation et de compétences en économie verte sont encore relativement faibles et les domaines couverts assez limités. C’est ce qui justifie l’appui apporté par l’UNITAR, dans le but d’élaborer et d’intégrer  un module de formation sur l’économie verte dans le curriculum de l’Ecole nationale d’Administration (ENA).

1.1.  Objectif général:

 Définir les orientations et le contenu indicatif du module de formation, ainsi que les approches et pratiques pédagogiques qui permettront les acquisitions attendues.

 

 

1.2. Objectifs spécifiques

 

·         Expliciter les attentes de l’ENA (valeur ajoutée de l’EVI dans le profil des sortants de l’ENA, filières concernées…) ;

·         Définir les objectifs opérationnels visés à travers le module sur l’EVI (problèmes que l’on cherche à résoudre, types de connaissances et de compétences à faire acquérir…) ;

·         Définir le contenu minimal du module et l’enchainement logique ; ainsi que la stratégie pédagogique ;

·         Définir les conditions de délivrance du module (volume horaire, nombre et profil des intervenants, matériel pédagogique nécessaire, mode d’évaluation, contraintes potentielles et risques…).

 

Les différentes sessions de l’atelier sont les suivantes :

·         Session 1 : Rappel du contexte et processus ayant conduit à la mise en place de ce module (Mme Appasami)

·         Session 2 : Rappel de ce qu’est l’EVI, les opportunités qu’elle offre et l’importance de sa prise en compte dans les politiques publiques du Sénégal (Henri Lo et autres intervenants : Kamal, Kane, Mme Niasse…)[1] ;

·         Session 3 : Brainstorming sur[2] :

o   Les objectifs opérationnels

o   La stratégie pédagogique

o   Le contenu du module et l’enchainement logique

o   Les conditions de délivrance du module

·         Session 4 : Synthèse et Calendrier

 

 

Atelier face à face organisé en plénière et ensuite de sous-groupes, avec des activités de brainstorming et une partie importante pour sensibiliser sur l'Economie Verte avant d'impliquer les participants dans la planification d'un module en tronc commun sur l'Economie Verte pour les étudiants de l'ENA.

 

Sont consentis pour prendre part à cet atelier :

-          Les membres du Comité d’Orientation Pédagogique et Scientifique de l’ENA (6 à 7 personnes)[1]

-          Les membres de l’équipe d’élaboration du module (5 à 6 personnes)[2]

-          Les experts en emplois verts et exports verts (participation à distance/virtuelle)

-          Des personnes-ressources invitées (3 à 4) et qui viendront entre autres des administrations sénégalaises qui sont impliquées dans l’élaboration des politiques publiques et de l’ANAQ-Sup.

 

 

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